retour

 

                             

 

Le team SMG se lance des défis surmontables pour cette saison
Comme Schlesser, Philippe Gache voit la vie en bleue [27/12/04 - 10:27]

Y-a t'il une cause à effet, le concepteur pilote Philippe Gache a quitté Avignon pour se réfugier à Valloris, à quelques encablures des ateliers de Jean- Louis Schlesser. L'ex-pistard a trouvé en lui, un allié des deux roues motrices et de précieux conseils dans l'investissement de ses buggys. L'équipe SMG, il y a toujours les mêmes têtes un signe de fidélité, s'est parfaitement adaptée à cette nouvelle discipline et forme une petite famille, un véritable commando.

Pour Philippe Gache, ce Dakar, son troisième et son deuxième sur des engins de sa conception, reflète une toute nouvelle saveur. Même si, dans son atelier un, des trois buggys, reste à la maison, il explique :
« La fermeture prématurée des engagements ne m'a permis de trouver un locataire ! » ce qui ne le fait pas sourire !

Mais, Philippe est un patron qui positive. Et avec l'équipage basque Bernard Errandonéa et Patrick Igoa, au volant du deuxième buggy essayé par le duo sur le Shamrock, le team SMG a belle allure et ne cache pas ses ambitions. Pour Philippe navigué par Jean-Pierre Garcin, remporter des victoires d'étapes reste leur priorité. Certes, aller chercher la victoire scratch, serait bien trop ambitieux tant les usines aux moyens colossaux, paraissent intouchables.
« J'espère pouvoir tirer mon épingle du jeu, dit-il. Jouer le trouble-fête dans ce plateau relevé. Nous sommes une petite équipe à l'image de celle de mon ami Jean-Louis Schlesser, avec l'expérience acquise cette saison et la fiabilité de nos Buggys SMG, tout est envisageable ! »
Techniquement, les Buggys SMG sont pourvus de moteur V8 essence, moins de 6 litres de cylindrée avec 2 soupapes par cylindre et un arbre à came latéral. Des engins bien pensés qui ont permis à Gache – Garcin de signer des victoires d'étape au Maroc puis en Orient. Un patron qui accuse 26 ans de compétition sur toutes les surfaces, du karting à l'Indycar en passant par les 24 Heures du Mans, le Trophée Andros, la Formule 3000… Philippe Gache sait de
quoi il parle !

 

Marie-France ESTENAVE
© CAPSIS International



 


                 

                Prologue Barcelone

 

 

 

 

DAKAR 2005                                                                                 Communiqué

 

Philippe Gache sort la tête de l’eau !

 

 

Depuis Barcelone, Philippe Gache vivait un véritable cauchemar sur cette 27ème édition du Dakar. Son Buggy 2 roues motrices terminé à la hâte le matin même des vérifications administratives et techniques engendrait aucun contrôle. C’était donc, dans la Super Spéciale de 4,6 km que le bilan devait s’effectuer, il tombait avec une première insatisfaction, celle de voir le capteur électronique principal qui commande le vilebrequin se mettre en carafe et arrêter net la voiture !

 

Le lendemain, sur l’autoroutier le jour de l’An, il changeait la boîte de vitesses de son buggy avec empressement, une fuite visible lui fit craindre le pire. Affaire rondement menée par toute l’équipe technique qui le nez à la besogne sortait dans les temps impartis de ce transfert.

 

Tous ces aléas entraînaient bien évidemment une modeste place au classement général, elle reflétait mal son retard sur la tête de course ! Il décidait dès Grenade, sur la spéciale de 10 km, une fois les vérifications d’usage entérinées de mettre les bouchées doubles avec les difficultés que cela comportent dans les dépassements sur les pistes marocaines.

 

Philippe y parvenait à Smara avouant : « j’ai doublé au moins soixante voitures dans la spéciale de 381 km entre Agadir et Smara. J’étais un peu énervé derrière un concurrent têtu ! J’ai plongé dans un trou ne pouvant le déceler dans la poussière. Par chance, explique le pilote-concepteur, Bernard Errandonéa, mon équipier est arrivé pour me sortir de ce mauvais pas. Puis, j’ai filé n’étant pas témoin de sa crevaison qui l’empêchait de rentrer dans les vingt premiers du classement de l’étape! »

 

Philippe Gache, pilote talentueux mais au fort caractère, veut aller de l’avant. Maintenant, qu’il a sorti sa tête de l’eau, 23ème de la spéciale (37ème du général), il souhaite chaque jour s’élancer avec le bon wagon et rouler avec la tête de la course ! »

 

En partant de la sorte pour l’étape 5, Philippe Gache et Jean-Pierre Garcin s’en léchaient les babines. « On mangera moins de poussière, nous calerons notre rythme sur les premiers. C’est enfin le départ du Dakar pour nous… » Une aubaine pour le team SMG qui avait besoin de cette bouffée d’oxygène après les déconvenues des premières étapes.

 

 

Philippe GACHE & Jean-Pierre GARCIN  : 37ème à Smara

Bernard ERRANDONEA & Ptarick IGOA : 34ème à Smara

 

 

 

 

SMG                                                                            Communiqué

 

Le SMG a vécu la panne d’essence !

 

 

Tichit. - Philippe Gache – Jean-Pierre Garcin et Bernard Errandonéa – Patrick Igoa, les deux équipages du SMG ont vécu leur lot de galères dans l’étape entre Zouérat et Tichit. Tout allait formidablement bien pour les deux buggys, 2 roues motrices, la panne d’essence ne les épargnait pas. L’un comme l’autre ont pris leur mal en patience… allant jusqu’à 14 heures d’attente pour recevoir de ce liquide tant convoité !

 

« La veille de cette septième étape, j’ai rencontré un souci d’ensablement me faisant élancer en 121ème position dans cette étape de folie ! En partant à 12h 30, nous avons trouvé la nuit au CP 2, il restait plus de 300 km à couvrir… ce qui ne nous dérangea pas réellement si ce n’est, à cinq kilomètres de l’arrivée, cette panne d’essence ! Dès le km 200 nous nous sommes rendus compte de la consommation excessive du buggy ce qui m’a fait rouler plus cool, en gérant la vitesse mais le sable était tellement mou que le rythme que je devais adopter devait resté élevé sans quoi je m’ensablais ! »

Si près du but, Philippe et Jean-Pierre ont pris leur mal en patience. «  Il a manqué un ou deux litres pour finir. C’est dans les longs plateaux de sable très mou qui tirait que le buggy s’enfonçait et qu’il fallait que je mettre les gaz… » analyse Philippe.

 

Vers les 23 heures, installé en bas de la passe, il restait un tout petit bout de piste à couvrir. « Chaque fois que quelqu’un passait nous lui demandions un coup de corde ou de l’essence ! Personne n’a accepté le deale et c’est le Toyota de Ratet qui nous sauvait vers 7h 15. J’ai cru devoir abandonné d’autant que je n’étais pas au courant de tout ce qui se passait réellement sur la piste et qu’une grande partie du rallye était dans un cas similaire ».

 

Finalement, Philippe et Jean Pierre se classait 44ème de la spéciale et  se retrouvent 47ème au général.

 

Pour Jean-Pierre Errandonéa et Patrick Igoa, l’aventure se résume de la même façon. Le moral en avait pris un sacré coup, les basques reconnaissant ne pas avoir eu de plaisir… 66ème de la spéciale et 62ème du général, les deux Buggys SMG ont filé en liaison vers Tijdikja avant de viser Atar et la journée de repos.

 

 

Une interview du pilote est ici :                                Une video du pilote ici :   

 

 

 

 

 

Hier, la grosse frayeur de Philippe Gache
Il est reparti avec un Buggy en meilleur état [14/01/05 - 13:22]

Alors qu'il venait d'entériner la spéciale entre Bamako et Kayes, longue de 370 km, Philippe Gache enchaînait par la liaison de 93 km l'amenant sur le bivouac. A 20 km de l'arrivée, il s'endormait au volant ! C'est une saignée qui lui faisait ouvrir les yeux alors que son Buggy tapait dans tous les sens et volait dans les airs.

Le pilote raconte :
« Sur la piste en latérite, je ne sais pourquoi je fus assommé par le sommeil sans m'en rendre compte. Je m'étais ôté le harnais et avais conservé le casque par paresse… » Bien lui en pris malgré les risques encourus, Gache sortait de ses cabrioles le visage recouvert de poudre rouge et, seuls les yeux bleus azurs de son navigateur Jean-Pierre Garcin se distinguaient dans un visage identique à celui de son pilote.

Le seul Buggy SMG en course, Errandonea et Igoa ont été mis hors course après la boucle d'Atâr, est reparti ce matin moins chiffon et moins impressionnant qu'à son arrivée à Kayes.

© Marie-France ESTENAVE CAPSIS International